Identités non humaines : le chantier IAM le plus sous-estimé
Comptes de service, clés d'API, certificats, workloads cloud : ils sont souvent plusieurs dizaines de fois plus nombreux que les humains, et bien moins gouvernés.
Les attaques récentes le montrent : un secret oublié dans un dépôt Git ou un jeton OAuth volé chez un éditeur SaaS suffit à pénétrer un SI. Les identités non humaines (NHI) sont devenues une cible prioritaire, parce qu'elles échappent aux processus pensés pour les collaborateurs.
Pourquoi les processus classiques ne suffisent pas
Un compte de service n'a pas de manager, ne part pas en congé et ne quitte jamais l'entreprise. Résultat : pas de cycle arrivée/départ, pas de revue, et des secrets qui vivent des années.
Une démarche en quatre étapes
- Découvrir : inventorier comptes de service, clés, certificats et identités cloud (AWS IAM, Azure managed identities, GCP service accounts).
- Responsabiliser : rattacher chaque identité à un propriétaire et à une application.
- Sécuriser : stocker les secrets dans un coffre, automatiser leur rotation, privilégier les identités de workload sans secret (OIDC fédéré, SPIFFE).
- Gouverner : intégrer les NHI dans l'outil IGA et les campagnes de certification.
Ce sujet, nous le traitons sur le terrain
- Nous menons des campagnes de découverte des comptes techniques et des secrets exposés.
- Nous déployons coffres-forts (CyberArk, Delinea, HashiCorp Vault) et rotation automatique.
- Nous remplaçons les secrets statiques des pipelines CI/CD par de la fédération d'identité OIDC.
Une question technique sur ce sujet ? Nos experts seront ravis de vous aider à y répondre.
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